Peu à peu, les sports traditionnels sortent de leur léthargie imposée. Doucement. La crise sanitaire a laissé tout le monde groggy. Il va falloir du temps pour tirer les leçons de cette pandémie. Inventifs, responsables et passionnés redoublent d’énergie.
Avec l’été, l’espoir de retrouver ces rendez-vous festifs qui célèbrent nos cultures et nos traditions. Il n’est pas certain que nous puissions participer dans les mêmes conditions à l’abrivado (lâcher de taureaux escorté par des cavaliers « les gardians »), nous installer dans les arènes pour une course camarguaise (deux ou trois hommes, des raseteurs qui bravent un taureau afin de lui enlever, à l’aide d’un crochet, les attributs qu’il porte sur les cornes) ; nous asseoir au bord des quais pour assister à un tournoi de Joutes Languedociennes (deux équipes jouteurs armés d’une lance et d’un bouclier appelé pavois s’affrontent – un contre un sur des barques emmenées par des rameurs – afin de se faire chuter dans l’eau) ; ni même encore assister aux rencontres du jeu de balle au tambourin, descendant direct des jeux de paume. Ou perpétuer la rame traditionnelle héritée du monde de la pêche. sport très physique pratiqué avec le même matériel que par le passé et des rames en bois.
Ces disciplines traditionnelles perpétuent leurs us et coutumes en organisant des manifestations hautes en couleurs. Covid-19 oblige, de grands rassemblements ont dû être annulés et l’ensemble des associations et fédérations ont dû faire face aux contraintes sanitaires qui ont profondément perturbé le calendrier des compétitions et l’organisation de cette saison bien particulière.


